Comme d’habitude, les reportages sont de qualité, et je vous recommande vivement de regarder l’émission si vous l’avez manquée, sur M6 replay (ici). Vous pourrez d’ailleurs y retrouver gratuitement les deux autres numéros précédents de Capital Terre :
« Comment tous se nourrir sans détruire la planète ? », et « J’achète, je jette : comment consommer sans piller la planète ? »
Après Yann Arthus-Bertrand et son film « Home », vous pourrez découvrir sur vos écrans de ciné à partir du 7 Octobre 2009 un film de Nicolas Hulot intitulé « Le syndrome du Titanic ».
Nicolas Hulot avait publié un livre du même titre, sorti en 2004 aux éditions Calmann-Lévy, qui était résumé ainsi (je suppose que le film est sur la même lignée) :
Les jours du monde tel que nous le connaissons sont comptés. Comme les passagers du Titanic, nous fonçons dans la nuit noire en dansant et en riant, avec l’égoïsme et l’arrogance d’êtres supérieurs convaincus d’être « maîtres d’eux-mêmes comme de l’univers ». Et pourtant, les signes annonciateurs du naufrage s’accumulent : dérèglements climatiques en série, pollution omniprésente, extinction exponentielle d’espèces animales et végétales, pillage anarchique des ressources, multiplication des crises sanitaires. Nous nous comportons comme si nous étions seuls au monde et la dernière génération d’hommes à occuper cette Terre : après nous, le déluge ? Nicolas Hulot a parcouru notre planète sous toutes les latitudes. Nul ne le sait mieux que lui : c’est un espace exigu, aux équilibres précaires. Ce livre est un ultime cri d’ alerte avant de céder au désespoir : si nous tous, riches comme pauvres, ne modifions pas immédiatement notre comportement pour faire « mieux avec moins » et mettre l’écologie au centre de nos décisions individuelles et collectives, nous sombrerons ensemble. Nous devons être solidaires du vivant comme du futur : cet avertissement, Nicolas Hulot s’en est fait le messager passionné et infatigable, du sommet de Johannesburg à l’école de son village, des lambris dorés de l’Élysée aux exploitations agricoles de Bretagne et de Lorraine. « Je ne suis pas né écologiste, nous dit-il, je le suis devenu. » Et nous aussi nous pouvons, nous devons le devenir. Le Syndrome du Titanic est un livre essentiel, à lire d’urgence. Avec Nicolas Hulot, nous ne pourrons plus dire que nous ne savions pas.
Un petit message pour vous rappeler que le film HOME de Yann Arthus-Bertrand sortira le vendredi 5 juin 2009 dans le monde entier. J’en avais déjà parlé ici ( « HOME » ) il y a quelques temps ! Je redonne l’adresse officielle du film : http://www.home-2009.com/
A ce propos, dans le numéro 222 du 15 mai 2009 de « Ca se passe comme ca » (magazine gratuit distribué dans les restaurants Mac Donald’s)Luc Besson, le producteur, a répondu a quelques questions. Retrouvez cette interview ici : itw-home-com-ca-222
Une phrase tirée de cet article : « On doit systématiquement se demander si ce que l’on fait est éco-citoyen »(Luc Besson)
Retrouvez les lieux de projection du film, des photos et des chiffres concernant le film sur le site de la FNAC. Vous pouvez aussi y réserver le DVD pour 4,99 euros. Le magasin propose, de plus, des expositions de photos du film dans plusieurs magasins (liste ici)
Le film sera diffusé simultanément (et gratuitement le plus souvent) dans 100 pays du monde. En France, il sera : – disponible sur Youtube dès le matin gratuitement (www.youtube.com/homeprojectFR), – diffusé au cinéma à prix très réduit, – projeté sur un écran géant au Champs de Mars à Paris à 22h, – diffusé à la télé sur France 2 à 20h35, et suivi d’une émission spéciale.
Claude Levi-Strauss est un anthropologue, ethnologue et philosophe français, né le 28 novembre 1908 à Bruxelles. A l’occasion de ses 100 ans, un reportage a été diffusé dans l’émission « Ce soir ou jamais » sur France3. Il exprime très clairement dans cet extrait ce que j’ai essayé d’expliquer dans le premier message de ce blog :
Un autre extrait de ses réflexions, datant de début 2005 : « Ce que je constate : ce sont les ravages actuels ; c’est la disparition effrayante des espèces vivantes, qu’elles soient végétales ou animales ; et le fait que du fait même de sa densité actuelle, l’espèce humaine vit sous une sorte de régime d’empoisonnement interne – si je puis dire – et je pense au présent et au monde dans lequel je suis en train de finir mon existence. Ce n’est pas un monde que j’aime » (France 2, émission spéciale pour la centième de Campus, jeudi 17 février 2005, rédacteur en chef : Laurent Lemire)